Le Véritable Christianisme
LE VÉRITABLE CHRISTIANISME Par le frère Azzedine
Qu’est-ce que le Christianisme? Pourquoi existe-t-il autant d’églises, de dénominations dans cette religion? A titre d’exemple, j’ai entendu dire qu’au États-Unis pas moins de cent-cinquante dénominations se réclament de la vraie foi chrétienne et, même si elles ne s’attaquent pas ouvertement, elles émettent des réserves sur la doctrine de l’autre et n’hésitent pas à le lui faire remarquer au travers d’allusions destinées à mettre le "frère différent" mal à l’aise.
Pour l’Islam, le chrétien, bien qu’il fasse partie des gens du Livre (la Bible), n’est pas monothéiste au vrai sens du terme. C’est quelqu’un qui adore des idoles (allusion aux statues représentant la vierge et les saints). Pour les musulmans, les chrétiens sont des croisés qui veulent détruire leur religion et s’emparer de leurs terres et de leurs richesses. Cette affirmation n’est pas tout à fait fausse au vu de l’histoire de l’Église. Les croisades furent entreprises pour, soi-disant, libérer le tombeau du Christ, mais, dans la réalité, elles émanent d’une soif de conquête et de domination. Toutes les colonisations avaient pour but d’annoncer la bonne parole et d’apporter la "civilisation" aux populations "sauvages" même au prix de grands génocides entraînant l’anéantissement de peuples et de civilisations entières comme celle des Incas, des Mayas et des Indiens d’Amérique du Nord. L’histoire à montré que le véritable dessein de ces conquêtes était la soif de l’or et des richesses.
Pour moi, Algérien, j’avais la même idée sur le christianisme et les chrétiens. En effet, la France "chrétienne" avait opéré de véritables massacres de la population autochtone au nom du progrès et de la civilisation et expolié des milliers de familles de leurs terres et de leurs habitations. Avant la guerre d’indépendance et au moment où l’Europe fêtait sa victoire sur le nazisme, qui lui-même fut l’auteur du génocide de millions d’innocents, l’armée française perpétra à son tour un autre génocide, le 8 Mai 1945, exterminant pas moins de 45 000 Algériens. Moi-même, étant enfant, je fus le témoin d’un assassinat d’un malade mental que nous connaissions et que nous aimions dans notre localité. En effet, celui-ci, voyant un groupe de soldats Français, saisit une pierre et les menaça. Leur officier, un capitaine, prit son colt et l’abattit de sang-froid et la troupe poursuivit son chemin comme si de rien n’était. Ne pouvaient-ils pas l’immobiliser au lieu de l’abattre comme un chien? N’avaient-ils pas remarqué qu’ils avaient affaire à un être humain qui souffrait d’un handicap mental?
En étudiant l’histoire de l’Église Catholique, nous voyons celle-ci entachée du sang qui coula pendant les croisades, l’inquisition, les guerres de religion entre catholiques et protestants et les guerres coloniales. A certaines périodes de l’histoire, le clergé s’était même octroyé un pouvoir absolu sur les peuples, les nations et les rois. Il pouvait mettre à mort quiconque était soupçonné d’hérésie ou de sorcellerie. Il pouvait nommer ou démettre les rois. Pourtant la corruption et le mal gangrénait l’église. La religion était une religion de façade où l’hypocrisie était dissimulée par l’habit de l’ordre ecclésiastique et par le ritualisme dépourvu de toute sincérité.
Certains vont me dire que l’église protestante ou évangélique n’a pas commis toutes ces horreurs car elles sont fondées sur la Bible, la Parole de Dieu. Je leur réponds: qui a détruit Hiroshima et Nagasaki, tuant des milliers de personnes? Qui a opéré les plus grands massacres du XXème siècle en Corée, au Vietnam et, aujourd’hui, en Afghanistan et en Irak? N’est-ce pas des gouvernements qui se réclament de la foi évangélique? Le président Bush avait dit qu’il avait été choisi par Dieu pour accomplir Sa volonté. La volonté de Dieu est-elle d’attaquer des nations et des peuples chez eux, de raser des villes et d’anéantir des populations pour avoir mainmise sur leurs richesses? Écoutons ce que dit Jésus: "Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu'elles soient dans l'abondance." (Jean 10:10). Celui qui vient pour détruire, tuer et dérober est un voleur, c’est-à dire un envoyé de Satan. Jésus vient pour donner la vie en abondance. Un jour, un général de l’armée américaine (W. Boykin) déclara qu’ils menaient la guerre contre les musulmans au nom de Jésus. Comment peut-on tuer des êtres humains au nom de celui qui donne la vie? Le nom de Jésus signifie Dieu Sauveur. Peut-on faire périr quelqu’un au nom de Celui qui veut le sauver? L’histoire ne montre-t-elle pas que c’étaient des protestants qui avaient pratiqué et promu le commerce des esclaves? Même après l’abolition, la ségrégation continua en Amérique jusque dans les églises.
Une question s’impose: la guerre vient-elle de Dieu? Est-ce Sa volonté que des nations se combattent et s’exterminent? Que dit la Bible à ce sujet?
Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu'un te frappe sur la joue droite,
présente-lui aussi l'autre. Mat. 5:39
Mais moi, je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui
vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. Mat.5:44
Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il est écrit: A moi la
vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger; s'il a
soif, donne-lui à boire; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa
tête. Rom 12:19, 20
Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. Ne
vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il est écrit: A moi la
vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur. Rom12:17, 19
Prenez garde que personne ne rende à autrui le mal pour le mal; mais poursuivez toujours le bien,
soit entre vous, soit envers tous. 1Th 5:15
Certains chrétiens s’appuient sur l’Ancien Testament pour justifier la guerre. Ils citent
l’exemple de Josué, de David et des héros de la foi qui combattirent au nom de l’Éternel des armées.
Toutes les guerres du peuple d’Israël furent entreprises sous le couvert de la religion. Dieu est-Il un
Dieu de guerre ou de paix? Les références suivantes donnent à Dieu le nom de Dieu de paix: Rom.
15:33; 16:20; Phil. 4:9; 1 Thes. 5:23; Héb. 13:20. Jésus est appelé le "Seigneur de la paix" dans 2
Thes. 3:16 et non le "Seigneur de la guerre". Dans Ésaïe 9:5, Il est le Prince de la paix. Le fruit du
Saint-Esprit, c’est-à-dire le produit de Sa nature, est la paix dans Gal. 5:22. Dans l’une des béatitudes
Jésus déclare: "Heureux les pacificateurs (les faiseurs de paix) car ils seront appelés fils de Dieu". Mat.
5:9. Ceux qui œuvrent pour la paix montrent leur vraie appartenance à Dieu. Dieu les déclare comme
étant Ses fils et Ses filles, sans faire mention de leur appartenance religieuse ou ethnique. Le peuple
d’Israël fut obligé de faire la guerre pour la conquête de Canaan suite à sa désobéissance à Dieu qui lui
demanda d’y entrer. Lorsque Dieu fit une alliance avec le peuple d’Israël, il leur promit s’ils
obéissaient de chasser Lui-même les nations du pays de Canaan (Ex. 23:20-30) et le peuple n’aurait
pas à verser du sang. Dieu était décidé de châtier ces peuples à cause de toutes les abominations qu’ils
pratiquaient (idolâtrie, sacrifice d’enfants, crimes, homosexualité,…) comme Il le fit auparavant avec
Sodome et Gomorrhe. L’Éternel leur avait donné ce commandement: Tu ne tueras point! Il n’a pas dit:
"Tu tueras seulement pendant la guerre" mais " Tu ne tueras point!".
Dieu ne permit pas à David de Lui bâtir une maison à cause des nombreuses guerres qu’il avait
menées. 1 Rois 5:3; 1Chron. 22:8; 28:3. Ce privilège échut à son fils Salomon dont le nom signifie
l’homme de paix. Les véritables constructeurs de nations sont toujours des hommes de paix!
La majorité des chrétiens admirent Élie, l’homme de feu de Dieu, et ne comprennent pas la
moralité de son histoire. Il est vrai qu’il manifesta la puissance de Dieu mais il n’exprima pas Son
véritable caractère. Il fallut l’incident du Carmel, dont nombreux sont ceux qui se méprennent à son
sujet, pour qu’il soit remis à l’ordre. Beaucoup voient dans le Carmel une victoire éclatante alors qu’en
réalité, elle fut un échec pour Élie. Au début de son ministère, il fit périr par le feu, à deux reprises
cinquante hommes à chaque fois. Que répondit Jésus à Jacques et à Jean quand ceux-ci lui
demandèrent de leur permettre d’invoquer le feu du ciel sur un village de Samaritains qui n’avait pas
voulu les recevoir (lire l’histoire dans Luc 9:52-56)? Après la victoire du Carmel (1 Rois 18), Élie
égorgea les 400 prophètes de Baal, ce fut une véritable boucherie! Mais était-ce cela ce que Dieu
voulait. Le sacrifice offert par Élie sur le Carmel préfigurait le sacrifice de Christ sur le
Golgotha. Sur la croix, Jésus ne demanda pas la mort de ses adversaires, Il pria pour que leur crime
soit pardonné: "Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font" (Luc 23:34). La finalité du
sacrifice est de pardonner, de faire l’expiation du péché et non d’exécuter la sentence de condamnation
du coupable. Quelle est la suite de l’histoire? Dieu permit qu’Élie s’enfuit dans le désert, après que
celui-ci reçut une lettre de menace de Jézabel. Découragé et affamé, il demanda la mort mais Dieu le
secourut, le nourrit et le conduisit au mont Horeb pour l’instruire. Là, Dieu se révéla à Lui. Tout
d’abord, il y eut un ouragan puis un tremblement de terre suivi d’un feu. Ces trois éléments naturels
sont des agents de destruction et de catastrophes, Dieu ne s’y trouvait pas en eux. Ensuite, il y eut un
"murmure doux et léger", Élie ne put supporter sa présence car Dieu était là (1 Rois 19). Jésus dit dans
Matthieu 11:29, 30: "Je suis doux et humble de cœur…Mon joug est doux et mon fardeau léger" et
celui qui a vu Jésus à vu le Père (Jean 14:9). Quand Dieu octroie des dons à Ses serviteurs c’est pour
que ceux-ci manifestent non seulement Sa puissance mais aussi Son amour et Sa miséricorde. Élie a
réussi à manifester la puissance de Dieu mais il a échoué quant à la manifestation de l’amour de Dieu.
Sur le mont Horeb, Dieu décida de mettre fin à sa mission et de confier à un autre, Élisée, le soin de
révéler au peuple d’Israël Son amour et Sa providence. Il demanda à Élie d’oindre trois personnes:
Hazaël qui sera roi de Syrie, Jéhu qui deviendra roi d’Israël et Élisée qui succédera à Élie comme
prophète. Hazaël sera l’instrument du châtiment du peuple d’Israël mais cela ne règlera pas le
problème de l’idolâtrie et de la corruption, l’origine du mal se situe à un autre niveau. Jéhu
exterminera la maison du roi Achab et Jézabel, les initiateurs du culte de Baal et ceux qui entraînèrent
le peuple dans l’idolâtrie. Jéhu, comme Hazaël, n’éradiquera pas le mal, puisque Dieu dit à Elie:
"celui qui échappera à l'épée de Hazaël, Jéhu le fera mourir; et celui qui échappera à l'épée de Jéhu,
Élisée le fera mourir". Or dans la suite de l’histoire, nous ne verrons jamais Élisée prendre une épée et
faire mourir des gens. Au contraire, il fut en bénédiction à de nombreuses personnes, même des
ennemis. Le vrai combat ne se mène pas contre des hommes et avec des armes humaines, mais contre
les puissances des ténèbres qui sont la source de tout mal et avec des armes spirituelles (Éph. 6:12-18).
Le verset 18 nous dit que ces armes sont mises en action par la prière. "Car les armes avec lesquelles
nous combattons ne sont pas charnelles; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour
renverser des forteresses" (2 Cor. 10:4). Dans l’Ancien Testament, Dieu a dit: "Ce n'est ni par la
puissance ni par la force, mais c'est par mon esprit, dit l'Éternel des armées" (Zach. 4:6). Les armes
utilisées par Élisée furent plus efficaces car le culte de Baal fut éradiqué à partir du règne de Jéhu.
L’empire communiste n’a pas été renversé par la puissance militaire de l’Occident mais grâce à la prière d’hommes et de femmes des deux côtés du rideau de fer.
Vous savez pourquoi l’islamisme intégriste n’a jamais pu prendre le pouvoir en Algérie? Vers
la fin des années 1991, le FIS (Front Islamique du Salut) rafla l’écrasante majorité des sièges du
Parlement. Auparavant il s’empara de la majorité des communes, il ne lui restait que la présidence et il
était en bonne voie au train où allaient les choses. Faisant partie des plus anciens chrétiens d’Algérie et
étant le plus ancien de notre ville de Annaba (Bône), j’avais vécu la persécution de la part des
autorités, j’étais en quelque sorte habitué à la "vie des catacombes" et cela ne me gênait nullement d’y
retourner. Des frères plus jeunes, affolés, vinrent me voir, car ils étaient au courant que j’avais prié
pour la démocratie en Algérie et que celle-ci eut lieu en 1988 après les émeutes du 5 Octobre. A partir
de cette date, les chrétiens obtinrent la liberté de culte avec l’introduction de l’article sur la liberté de
conscience dans la Constitution. Je ne savais comment m’y prendre pour les encourager. Je méditais
avec eux le Psaume 93 qui parle de Dieu qui s’élève au-dessus des flots impétueux de la mer (les
peuples). Le Seigneur me rappela, à ce moment-là, l’histoire du roi Ézéchias. A son époque, les
Assyriens avaient conquis tout le Moyen-Orient, déporté le royaume du nord d’Israël, et s’étaient
emparés du pays de Juda. Il ne leur restait que la ville de Jérusalem. Que fit Ézéchias? Il pria Dieu
dans le Temple et Dieu lui répondit par le grand prophète Ésaïe. En réponse à sa prière, Dieu
extermina l’armée Assyrienne qui campait contre Jérusalem, soit 185 000 hommes, sans utiliser
d’armes, et le roi d’Assyrie s’enfuit à Lakisch où il fut tué par ses propres enfants. Ainsi, grâce à sa
prière, le premier grand empire de l’Antiquité fut détruit. Je partageai cela avec les frères, leur
montrant que la solution se trouvait dans la prière. Je leur dis que la reine d’Angleterre, Mary Stuart la
Sanguinaire, déclara qu’elle craignait plus les prières de John Knox que toutes les armées étrangères
réunies. Nous priâmes et, pendant la prière, Dieu me dit qu’il allait m’offrir un cadeau le jour de mon
anniversaire (le 11 Janvier): l’exaucement de cette prière. Le 11 Janvier 1992, le miracle eut lieu, le
président de la république démissionna et les élections furent annulées. Après cela, les choses
empirèrent, la décennie rouge commença en Algérie et le terrorisme islamiste domina. Les
responsables des églises évangéliques autochtones et étrangères s’exilèrent à l’étranger, la plupart
s’installèrent en France, d’autres parlent actuellement dans les chaînes de télévisions chrétiennes
arabophones. Nous n’étions que quatre anciens à être restés car c’est dans la fournaise ardente de
l’épreuve que l’on prend conscience de la présence du Seigneur (Daniel 3:25). Dans Jean 10:11, 12,
Jésus dit une vérité qui doit nous faire réfléchir: "Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie
pour ses brebis. Mais le mercenaire, qui n'est pas le berger, et à qui n'appartiennent pas les brebis,
voit venir le loup, abandonne les brebis, et prend la fuite; et le loup les ravit et les disperse". Les
catholiques restèrent et durent payer le prix fort: beaucoup d’entre eux, que j’ai eu le privilège de
connaître auparavant, furent tués. Le Seigneur a besoin de sentinelles qui restent à leur poste jour et
nuit pour veiller sur la ville. Je me mis à prier chaque jour pour que cette tragédie cesse, pour que les
chrétiens soient protégés (aucun chrétien évangélique ne fut victime du terrorisme pendant cette
période-là) et pour que les forces du mal soient liées. Et, chose extraordinaire, les actes terroristes
étaient très intenses partout en Algérie sauf dans notre wilaya (département), Annaba, de sorte qu’elle
fut surnommée la Suisse Algérienne et que des habitants des autres régions y affluèrent pour fuir la
tragédie. Il y eut quelques cas de tentatives d’incursions terroristes en provenance d’autres régions (El-
Oued, Laghouat,…) mais toutes échouèrent. Le préfet de police d’Annaba fut promu pour un poste
important dans la capitale à cause des succès remportés. La Kabylie fut épargnée également. La ville
d’Oran fut également très touchée, surtout au début. Lorsque je les visitai, je parlai de mon expérience
au frère responsable de l’église locale, Youcef, qui m’écouta et ils se mirent à prier pour leur ville qui
devint une autre Suisse de l’Algérie. En visitant, les frères de Bejaïa, je les encourageai de prier pour
leur ville et leur région, la Kabylie. Le responsable de leur église se mit à rire et me dit que cela n’était
pas nécessaire car la Kabylie n’était pas de tendance islamiste. Une semaine plus tard, le complexe
touristique de Melbou fut attaqué et, depuis ce jour, les terroristes ne sont plus actifs qu’en Kabylie où
ils trouvèrent refuge dans les montagnes à partir desquelles ils font des incursions jusque dans la
capitale.
Tout cela pour montrer que si Dieu a pu utiliser un moins que rien comme moi dans le combat
contre des forces hautement supérieures en puissance et en nombre, il peut, à plus forte raison
employer quiconque se met à Sa disposition, sans aucune distinction ni acception de personnes. Les
armes des hommes ne peuvent que tuer les hommes, tandis que celles de Dieu sont efficaces pour
l’éradication du mal car elles ne s’attaquent pas aux êtres humains mais à ceux qui tirent les ficelles,
les forces démoniaques.
Tout comme Élie, une autre grande figure de la Bible ne connaissait pas bien Dieu bien qu’elle
lui parla de bouche à bouche: Moïse. Après l’incident du veau d’or, Dieu châtia sévèrement le peuple
d’Israël, au pied du mont Sinaï (Horeb): 3000 morts en une journée (Exode 32). Moïse avait une
perspective de Dieu comme quelqu’un qui était sévère, inexorable. Il Lui demanda de lui révéler Sa
gloire. Lorsque Dieu Se révéla à lui, Moïse découvrit que Dieu était en réalité quelqu’un qui était
"miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité" (Exode 34:6).
Moïse et Élie ne virent qu’une représentation de la gloire de Dieu. Moïse mourut et Élie fut
enlevé au ciel. Mais Dieu exauça leur désir plusieurs siècles plus tard. Il les fit descendre sur une autre
montagne près de Jérusalem, et là, ils virent face à face, avec Pierre, Jacques et Jean, le Fils de Dieu
incarné qui leur parlait de Sa mort prochaine, du grand sacrifice qu’Il allait accomplir pour racheter
l’humanité et la voix du Père qui disait que Celui-ci était Son Fils en qui Il avait mis tout Son amour.
Lorsque Jésus faisait référence à Sa crucifixion, Il employait le mot glorification. La gloire de Dieu est
dans la manifestation de Son amour par l’humiliation volontaire de Son Fils. Ce fut un grand privilège
pour Moïse, Élie et les autres d’avoir contemplé la gloire de Dieu incarnée (Voir Luc 10: 24).
textetexteDernière mise à jour de cette page le 20/09/2008